2 - La valorisation des pratiques et des expériences propres aux mondes ruraux, particulièrement celles qui concernent l’économie solidaire, la démocratie locale et l’environnement.
Les ruralités sont associées dans nos représentation collectives à des "périphéries" par rapport aux centres que sont la ville et l'occident, pôles économiques, politiques, culturels...
D'un point de vue historique, c'est notamment grâce à ces "marges" que les révolutions industrielles et le développement ont été possibles. Par la modernisation agricole en Europe et le commerce des matières premières aux Suds, les hommes, les matières et l'argent ont pu alimenter le développement urbain et la modernisation.
Ainsi, l'orientation des campagnes (en Europe, comme dans le monde) s'est réalisée à partir de pôles extérieurs. Sans avoir une considération figée du passé, on peut constater que ces phases de modernisation agricoles ont amenées une disqualification de pratiques, représentations et savoirs paysans.
Cette évolution (vers toujours plus de modernisation) conduit à des impasses dont nous voyons les effets néfastes (plus ou moins directs) sur tous les continents : chômage, hypertrophie des villes, sentiments d'insécurité, perte de repères culturels, crise de la représentation politique...
Pourtant, nous posons le défi que la ruralité et certaines pratiques agricoles sont des "espaces" où des pistes de sorties de ces impasses existent. De nombreuses expériences crées du lien social et culturel, de l'activité économique, des services et des produits de qualité, respectueux de l'environnement. Cependant, celles-ci sont insuffisamment connues du grand public et peu identifiées comme porteuses d'une alternative concrète (et diversifiée) à la course à la compétitivité et à l'individualisme.
Rejetant l'idéalisme, dans une optique critique, nous privilégions les sujets concernant l'économie sociale et solidaire, la démocratie locale, l'environnement ainsi que l'éducation populaire.